L’ANNEE 2011

L’ANNEE 2011

L’année 2011 a été riche en évènements pour le Petit cinéma de Meudon. Toutes nos manifestations ont rencontré un vif succès, le public étant nombreux aux rendez-vous.  Avant tout un formidable générateur de lien social et culturel, le    7ème art a su offrir à nos adhérents et spectateurs cinéphiles de tous âges la possibilité d’échanges et de rencontres avec des professionnels de qualité. Le fruit de cette réussite revient à l’équipe du PCM qui a su se mobiliser. Cela implique une grande énergie et une exemplarité de travail tant au niveau du contenu qu’au niveau de la diffusion. La motivation est le principal moteur de l’équipe du Petit cinéma de Meudon.

 

 

ARCHIVE – Jacques AUDIBERTI – novembre 2011

Autour de Jacques Audiberti, du théâtre au cinéma.
Du 18 au 26 novembre, le centre d’art et de culture, la médiathèque en partenariat avec Le petit cinéma de Meudon ont rendu hommage à Jacques Audiberti (1899 – 1965), 
poète, écrivain, dramaturge, grand prix national des lettres et prix des critiques, en présence de sa fille Marie-Louise Audiberti, romancière meudonnaise 
Cela a été l’occasion de présenter les nombreuses facettes artistique de cet autodidacte, doté d’une prodigieuse richesse verbale, à travers des lectures de ses comédies, de ses critiques cinématographiques, de textes et de documentaires sur son oeuvre et participer aux tables rondes et au stage public de théatre. Deux de ses films ont été projetés :
 
– le 18/11 pour le beau désordre
– le 19/11 pour la poupée 
 
Ainsi qu’un documentaire de sa fille Marie-Louise Audiberti :
– le 26/11  sur des tonnes de semences

20 mars 2011 – Les apprenties de la vie

Film documentaire de Elisabeth Schlumberger (52 mn)

 

 

 

 

 

 

 

Projeté à la maison du Val en présente de la réalisatrice

Film qui raconte le parcours croisé de trois apprenties en coiffure pendant leur première année d’enseignement. Trois visages, trois histoires singulières et émouvantes, entre insouciance adolescente et précarité sociale. Elisabeth Aubert Schlumberger s’est glissée dans l’intimité de Fleur, Lauren et Yamina trois étudiantes en coiffure et esthétique.   Il y avait une trentaine de personnes qui ont pris part au débat très intéressant qui a suivi la projection.

ARCHIVE – stages sur la grammaire cinématographique – mars 2011

les 12-13 mars et 19 et 20 mars 2011
Au Potager du Dauphin – Meudon

En partenariat avec l’Académie d’Art de Meudon et la ville de Meudon, deux stages sur la « grammaire cinématographique, prise de vue et montage » ont été conçus et présentés par :

Jorge Sinclair, réalisateur, théoricien, enseignant, auteur du Direction – Montage. 

Ce stage était ouvert à tous les passionnés de cinéma à partir de quinze ans, souhaitant expérimenter la prise de vue et le montage.

Le cinéma est aujourd’hui un langage à part entière. Cette langue a donc ses règles, sa grammaire, et même ses contraintes linguistiques.

C’est un moyen d’expression bâti au fil du temps, toujours en évolution, comme toute langue vivante.

Croire qu’un bon scénario et une caméra suffisent pour faire un film est une erreur très répandue. Tout comme le sujet, verbe, complément d’objet, il y a en langage cinématographique cinq éléments grammaticaux de base : la trajectoire d’un mouvement, l’axe de caméra, l’axe d’action, la zone de cadre et la valeur de cadre.

Nous allons voir quelques exemples des contraintes imposées par ces cinq concepts, c’est-à-dire, voir ce qui arrive quand on respecte les règles et ce qui arrive quand on ne connaît pas les règles.

Cette « grammaire » va moduler la réponse à la question de base : où vais-je placer ma caméra pour construire en image, de la façon la plus claire, esthétique et efficace, cette bribe de narration, semblable à un mot, que l’on appelle un « plan » ? Et surtout : ou vais-je placer ma caméra pour le plan suivant ? Le mot clé est lancé : le « raccord ». Tous les plans doivent « raccorder » entre eux, selon des critères de mouvement, direction, rythme et vitesse à l’intérieur du cadre.

Le choix d’un objectif, les mouvements de caméra, la lumière, les ombres, le travail sur le son, les choix musicaux, obéissent aussi à une fonction narrative spécifique au cinéma.

ARCHIVE – Un portrait de Jean ARP – 17 février 2011

 

Art et Cinéma : Un portrait de Jean Arp

Film de Philippe Lanfranchi de 52mn suivi d’un débat avec le réalisateur à la salle de conférence du Potager du Dauphin.

Ce film est une invitation à une rencontre avec Jean  Arp. S’il est mort en 1966, il nous a laissé une oeuvre plastique protéiforme et unique à la fois, doublée d’abondants écrits, Jours Effeuillés, publiés chez Gallimard. Ils sont une véritable parole vivante dans le film. La trame narrative de ce portrait.

Arp lui-même nous  fait cheminer à travers son oeuvre, comprendre un processus créatif si particulier. Dits par Henri GRUVMAN et Laurence MASLIAH, comédiens, accompagnés d’improvisations jazz de Jean-Rémi GUEDON dans l’atelier de Roseline GRANET sur le décor de l’ancien emplacement de la Fonderie Clémenti,   ils nous rendent un ARP dadaïste excentrique et terriblement vivant.

 Les oeuvres, mises en perspectives, dialoguent entre elles, tels par exemple ce Torse de 1957 avec ce Pépin géant créé vingt ans auparavant.

 Notre parcours s’effectue non pas au fil d’un catalogue illustré, mais selon une scansion proprement Arpienne, non élitiste et presque joyeuse.

 Avec nombre d’archives (photos, films, sonores, catalogues d’exposition…) qui émaillent ce récit, un public sensibilisé peut avoir l’envie de partir à sa manière rencontrer ARP, directement. Nous aurons alors peut-être été des passeurs.

 

ARCHIVE – Apprendre à voir : former son regard au cinéma – 13 Février 2011

Stage conçu et présenté par Stephan Krezinski, réalisateur – enseignant

 En partenariat avec l’Académie d’Art de Meudon,  il  nous a semblé intéressant de donner au  public cinéphile des éléments pour apprendre à regarder les films et à les décrypter, en prenant appui sur des extraits de grands films  classiques expliqués et analysés dans le détail.

Notre but était de faire  connaître et comprendre les films, mais aussi de stimuler la créativité des  spectateurs devant un film.
 
Ce projet pédagogique  s’adressait  à un large public : des amateurs curieux d’en savoir plus  aux apprentis cinéastes, lycéens, étudiants voulant élargir leurs connaissances dans le domaine de l’écriture cinématographique.
 
 
Un premier volet sur : L’utilisation de la profondeur de champ /
Le hors champ /L’ellipse /L’ironie dramatique : la distribution de l’information entre les personnages et les spectateurs /La métonymie
La métaphore.
Un deuxième volet sur : La Musique dans tous ses états
 La musique d’accompagnement /  La musique comme personnage
 La musique « critique » / Deux cas atypiques : Buñuel et Kubrick