DIMANCHE 23 février 2020 – CYCLE « AFRIQUE »(2:3): LA PIROGUE, DE MOUSSA TOURÉ ( 2012 – 1H27)

Synopsis :Un village de pêcheurs dans la grande banlieue de Dakar, d’où partent de nombreuses pirogues. Au terme d’une traversée souvent meurtrière, elles vont rejoindre les îles Canaries en territoire espagnol. Baye Laye est capitaine d’une pirogue de pêche, il connaît la mer. Il ne veut pas partir, mais il n’a pas le choix. Il devra conduire 30 hommes en Espagne. Ils ne se comprennent pas tous, certains n’ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui l’attend.

Une fiction aux allures de documentaire sur l’immigration clandestine tragique des Africains.

Détails:

  •  Réalisateur : Moussa Touré
  •  Genre : Drame
  •  Nationalité : Français, sénégalais
  • Actrices : Souleymane Seye Ndiaye, Malamine Drame, Laïty Fall
  •  Date de sortie : 17 octobre 2012
  • Durée : 1h27min
  • Récompenses : 5 prix et 21 nominations

Moussa Touré : Après plusieurs documentaires sur le Sénégal, le réalisateur Moussa Touré se tourne vers la fiction pour évoquer l’un des grands fléaux africains du moment, les conditions d’immigration épouvantables qui déciment chaque année un nombre colossal de migrants. Une tragédie moderne doublée d’un bel hommage aux femmes, pour une oeuvre universelle qui se veut tournée vers le réalisme et l’Histoire. Aussi sobrement filmé, qu’élégamment photographié le long-métrage parvient à se renouveler régulièrement dans sa forme, retranscrit la claustration sans nous enfermer, respecte son unité de temps et de lieu sans perdre en ampleur.

A l’initiative d’actions en faveur de la diffusion du cinéma dans son pays, le cinéaste Moussa Touré insiste : son essai est politique.  Bien sûr, le sujet est tout autant l’énergie du désespoir, la traversée étant la seule porte de sortie face à la frustration et la précarité.  » la Pirogue » est une de ces  pépites essentielles à la compréhension d’un monde qui va chaque jour en se complexifiant, et où rationalité et humanisme semblent irréconciliables.

Dimanche 23 février  à 17h00

Grand Amphi de Strate Ecole de Design

(Voir onglet infos pratiques)

Le film sera suivi d’un débat en présence de Mme Claude Fischer Herzog, directrice des Entretiens Eurafricains, présidente d’Eurafriclap qui a créé le festival  » Une semaine Eurafricaine au cinéma » ainsi que de Mr Mohamed Ly, président du Think Tank IPODE (réseau africain et international de Think Tanks progressistes).

Nous vous attendons nombreux!

DIMANCHE 19 JANVIER 2020 – CYCLE « AFRIQUE »(1:3): BAMAKO, DE ABDERRAHMANE SISSAKO ( 2006 – 1H58)


Synopsis : Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire…Dans la cour de la maison qu’ils partagent avec d’autres familles, un tribunal a été installé.
Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu’ils jugent responsables du drame qui secoue l’Afrique.
Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour.
Chaka semble indifférent à cette volonté inédite de l’Afrique de réclamer ses droits..

Abderrahmane Sissako : né en Mauritanie il a passé son enfance au Mali. Il tenait avant tout à tourner un film dans la maison de son père à Bamako dans le quartier populaire d’Hamdallaye. C’est dans cette petite maison abritant toute sa famille qu’il tenait de longues discussions avec son père sur l’Afrique.

Le cinéma africain nouveau est arrivé! Et c’est un cinéma qui tourne le dos au folklore sans abandonner ses responsabilités. Abderrhamane Sissako, s’il suit les traces de ses prédécesseurs, comme Sembène Ousmane ou Souleymane Cissé, place délibérément les enjeux de son cinéma dans le monde (global) d’aujourd’hui. Il n’abandonne pourtant pas sa caméra poétique qui sait suivre les visages et les corps. Mais il a compris qu’il n’est plus temps de se cacher derrière les allégories traditionnelles.

L’Afrique est en danger et il le (dé)montre, crûment, sans fioritures. Mais avec les effets de manche des avocats, l’analyse du traitement qui est fait au continent noir est lumineuse, La duplicité du monde occidental est pointée du doigt, avec fermeté, mais aussi, et surtout, avec humour. Cette lumière se retrouve dans les plans choisis pour repérer la vie qui vaque, qui pleure, à première vue indifférente à cette cour de justice qui envahit la concession.
A première vue seulement, car les regards ne trompent pas, les oreilles écoutent, même si les mains continuent leurs tâches quotidiennes. C’est tout le génie du réalisateur d’avoir su lier des éléments si contradictoires, d’avoir su saisir la vie dont il est question, en termes juridiques, tout au long des plaidoiries. Du coup, tout devient clair et les enjeux auxquels fait face l’Afrique nous sont évidents. Un vrai cinéma engagé.
Propos de  Martial Knaebel

Détails:

  •  Réalisateur : Abderrahmane  Sissako
  •  Genre : Drame
  •  Nationalité : Français, Malien
  •  Date de sortie : 2006
  • Durée : 1h58min

Dimanche 19 janvier  à 17h00

Grand Amphi de Strate Ecole de Design

(Voir onglet infos pratiques)

Le film sera suivi d’un débat en présence de Mme Claude Fischer Herzog, directrice des Entretiens Eurafricains, présidente d’Eurafriclap qui a créé le festival  » Une semaine Eurafricaine au cinéma » ainsi que de Mr Tiefing Sissoko, enseignant – chercheur en sciences de l’éducation à l’université LSH de Bamako et l’Université Paris- Est Créteil, président de l’APUMAF ( association de la diaspora professionnelle, universitaire et scientifique malienne de France, et de la fondation  » les petits stylos »…

Nous vous attendons nombreux!   A NE  PAS MANQUER!

DIMANCHE 15 DECEMBRE 2019 – « VIVRE » DE AKIRA KUROSAWA ( 1952 – 143 MINUTES)


Synopsis: Chef dans une administration publique, Kanji Watanabe découvre qu’il est atteint d’un cancer et qu’il ne lui reste plus que trois mois à vivre. C’est à ce moment-là qu’il prendra conscience de ce qu’il a fait de sa vie et ce qu’il peut encore faire jusqu’à sa mort. Akira Kurosawa met son protagoniste face à une mort aussi inévitable qu’inattendue. Il force Kanji à se poser les bonnes question et regarder ce qu’il a fait de sa vie, les regrets qu’il peut en avoir et le sentiment d’avoir été une momie (surnom que ses collègues lui ont donné) pendant 30 ans de bureaucratie inutile. Kurosawa étudie l’humain face à la mort, la prise de conscience de ce qu’est la vie et ce qu’on peut en faire. En mettant en scène les derniers mois de la vie de Kanji, il étudie la rédemption d’un homme pathétique qui va peu à peu, découvrir qui il était vraiment et ce qu’il peut faire, en peu de temps, pour, enfin, vivre…

Kurosawa signe ici une oeuvre profondément humaniste qui témoigne de l’état du Japon d’après-guerre. Il y dépeint une administration extrêmement mal organisée, qui fuit le travail et les responsabilités et abrutit ses employés, les « vissant » sur leur sièges en leur ôtant le goût de la vie. La description de l’administration est un petit bijou d’humour noir et les interrogations du film sont universelles, un très bon travail d’image, en particulier les lumières sur le visage de l’excellent Takashi Shimura. On ressent dans Vivre l’influence de la pensée occidentale et du cinéma néo-réaliste italien.

Détails:

  •  Réalisateur : Akira Kurosawa
  •  Genre : Drame
  •  Nationalité : Japonais
  •  Date de sortie : 1952
  • Durée : 143 minutes

Dimanche 17 novembre à 17h00

Grand Amphi de Strate Ecole de Design

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Catherine Cadou, écrivaine, traductrice et cinéaste sera présente  pour partager son expérience et échanger avec vous.

Nous vous attendons nombreux!

DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 – CYCLE « JAPONAIS » (3/3) – UNE AFFAIRE DE FAMILLE DE HIROKAZU KORE-EDA ( 2018 – 2H01)


Synopsis: Osamu et son épouse Nobuyo se sont inventé une famille en recueillant des enfants errants et en habitant chez une vieille dame qu’ils considèrent comme leur grand-mère. Généreux et aimants, ils sont parvenus à créer une cellule harmonieuse en vivant de petits boulots et de vols à l’étalage.En dépit de leur pauvreté, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets.
Détails:
  •  Réalisateur : Hirokazu Kore-eda
  •  Genre : Drame
  •  Nationalité : Japonais
  •  Date de sortie : 2018
  • Durée : 2h01min
  • Prix: Palme d’or à Cannes 2018

Dimanche 17 novembre à 17h00

Grand Amphi de Strate Ecole de Design

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Tout au long de ce cycle, le chercheur littéraire  juro Nakao sera présent  pour échanger avec vous.

Nous vous attendons nombreux!

DIMANCHE 13 OCTOBRE 2019 – CYCLE « JAPONAIS » (2/3) – DANS UN RECOIN DE CE MONDE DE SUNAO KATABUCHI ( 2017 – 2H05)

Synopsis: Février 1944, la jeune Suzu quitte son village Eba près d’Hiroshima, pour un mariage arrangé avec un jeune homme qu’elle ne connaît pas. Elle va vivre avec sa belle-famille à Kure, un port militaire. Malgré la difficulté de l’époque,  la courageuse Suzu apporte à la vie quotidienne de la joie et de la poésie,  et devient vite indispensable au foyer. Mais la tragédie de 1945 va dévaster Kure et Hiroshima …
Magnifique reconstitution de la vie quotidienne du Japon d’il y a 70, avec un message porteur de paix.
Détails:
  •  Réalisateur : Sunao Katabuchi
  •  Genre : Animation, Drame, Historique
  •  Nationalité : Japonais
  •  Date de sortie : 2017
  • Durée : 2h05min
  • Prix: Annie Awards 2018 , 1er prix au festival d’Annecy 2017

Dimanche 13 octobre à 17h00

Grand Amphi de Strate Ecole de Design

(Voir onglet infos pratiques)

Tout au long de ce cycle, le chercheur littéraire  juro Nakao sera présent  pour échanger avec vous.

Nous vous attendons nombreux!

A partir de 10 ans

 

DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2019 – CYCLE « JAPONAIS » (1/3) — DEPARTURES DE YOJIRO TAKITA ( 2009 – 2H11)

Synopsis: Dans une province rurale du nord du Japon, à Yamagata, où Daigo Kobayashi retourne avec son épouse, après l’éclatement de l’orchestre dans lequel il jouait depuis des années à Tokyo. Daigo répond à une annonce pour un emploi « d’aide aux départs », imaginant avoir affaire à une agence de voyages. L’ancien violoncelliste s’aperçoit qu’il s’agit en réalité d’une entreprise de pompes funèbres, mais accepte l’emploi par nécessité financière. Plongé dans ce monde peu connu, il va découvrir les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, en grande partie taboue au Japon.
Détails:
  •  Réalisateur : Yojiro Takita
  •  Genre : Drame
  •  Nationalité :Japonais
  •  Date de sortie : 2009
  • Durée : 2h11min
  • Prix: Oscar du meilleur film étranger

Dimanche 22 septembre à 17h00

Grand Amphi de Strate Ecole de Design

(Voir onglet infos pratiques)

Tout au long de ce cycle, le chercheur littéraire  juro Nakao sera présent  pour échanger avec vous.

LE PETIT CINÉMA VOUS SOUHAITE 
UNE BELLE ANNÉE CINEMATOGRAPHIQUE 
Nous vous attendons nombreux!

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PETIT CINÉMA DE MEUDON AURA LIEU LE MERCREDI 10 AVRIL 2019

L’ Assemblée Générale annuelle de notre association le Petit Cinéma de Meudon aura lieu le mardi 10 avril à 19h30
dans l’amphi de Strate , École de Design : 27 avenue de la division Leclerc Sèvres (limite Meudon-Bellevue)

La présidente, Anne Jaloux, présentera le rapport moral de l’association.

À cette occasion le Petit Cinéma recevra le conférencier Matthieu Roy , professeur de culture musicale,  pour évoquer, avec de nombreux extraits de films , l’apport de la musique et les différents sens qu’elle peut donner à l’image. Pour illustrer le propos, il projette une séquence de 3 minutes d’un film avec sa bande son originale puis en gardant la même séquence , il « plaque » la bande d’un autre film et ce 5 fois : on passe du « grandiose » à « l’intime » presqu’au comique , tout cela avec une grande maîtrise. Il nous fait rentrer dans les coulisses  des studios  d’enregistrement, évoque les rapports entre réalisateurs et compositeurs (Morricone, Tarentino, Desplats…..) bref, un très grand moment.

Les échanges pourront se poursuivre de façon conviviale autour d’un verre.

Nous vous attendons nombreux !